Classer les pièces d’un projet pour les retrouver au moment de facturer
Devis, accord, facture et preuve de paiement vivent dans un seul dossier. Chaque pièce a une date et un rôle. On ne garde pas trois « versions finales ».
À retenir
- Un dossier par client et par travail, pas une boîte « à trier ».
- Chaque fichier porte la date, le rôle et la version.
- L’accord écrit est rangé à côté du devis qu’il accepte.
- La preuve de paiement ferme le dossier, elle ne traîne pas dans la messagerie.

Au moment de facturer, vous avez besoin de quatre pièces, pas d’une mémoire. Le devis envoyé, l’accord qui le cite, la facture, et plus tard la preuve que l’argent est arrivé. Si ces quatre-là sont dans trois boîtes, deux fils de discussion et un bureau, vous reconstruisez l’histoire sous pression. Le classement ne sert pas à être ordonné pour le principe. Il sert à répondre, en quelques minutes, à « qu’est-ce qui a été accepté, et qu’est-ce qui a été payé ».
Cette page ne dit pas comment tenir une comptabilité ni quelles pièces un impôt exige. Elle dit comment deux personnes retrouvent les documents du projet. Pour le nom de chaque fichier, suivez la règle déjà écrite : date, client, objet, version. Ici, on décide seulement dans quel dossier ces noms vivent, et quels rôles méritent une place.
Cas : la facture qui ne citait pas le bon devis
Vous vous apprêtez à facturer Nord. Dans Téléchargements, trois PDF s’appellent devis-final. L’un inclut la boutique, les autres non. Le message d’accord dit « ok pour v02 » sans pièce jointe. Vous arrêtez la facture. Vous renommez les fichiers, vous retrouvez v02 dans le dossier du client, vous y joignez la copie du message, et la facture cite 2026-10-22_nord_devis_v02. Le montant correspond à cette version, pas à celle de la boutique. Le quart d’heure perdu ici en évite un bien plus long le jour où quelqu’un compare.
Modèle à copier : le dossier minimal
- Un dossier : 2026-nord-site. Pas de dossier « divers » à côté.
- 01 devis : uniquement les versions envoyées, la dernière acceptée reconnaissable.
- 02 accord : le message ou le fichier qui dit oui, avec sa date.
- 03 facture : le PDF envoyé, au nom déjà fixé.
- 04 paiement : la preuve, le jour où elle existe. Avant cela, le dossier s’arrête à 03.
Un rôle par pièce
Un même PDF ne devrait pas servir de devis et de facture selon l’humeur. Le rôle est dans le nom : devis, accord, facture, paiement. Les brouillons restent dehors, ou dans un sous-dossier que vous n’ouvrez pas pour facturer. Si tout est au même niveau, vous choisirez le plus récent, qui est parfois le brouillon refusé. La date dans le nom départage les vrais envois. Le mot « final » ne départage rien.
Fermer le dossier quand l’argent est là
Quand la preuve de paiement est rangée, vous n’ajoutez plus de version silencieuse du devis. Une demande nouvelle ouvre un nouveau devis, donc souvent une nouvelle série de fichiers, pas une correction invisible de l’ancien. Le dossier fermé reste lisible. Vous pouvez le recopier sur la seconde copie du studio le jour même, avec le reste. Une pièce qui n’existe que dans la messagerie n’est pas encore classée.
Ce qui reste hors du dossier
Les brouillons de maquette, les exports « pour voir », et les captures d’écran de réunion n’entrent pas dans les quatre chemises, sauf si l’une d’elles est la preuve d’un accord. Dans ce cas, elle va dans 02, avec la date, et vous notez ce qu’elle prouve en une ligne dans le nom ou à côté. Une capture sans phrase ne prouve rien dans six mois. Vous ne classez pas pour remplir. Vous classez pour pouvoir facturer sans réunir tout le monde.
Si deux clients ont des noms proches, le dossier porte le nom que vous utilisez sur la facture, pas le diminutif du fil de discussion. Nord et Nord-est ne partagent pas un tiroir. Mélanger leurs devis est une erreur de pièce, pas une erreur de goût. Le jour de la relance, vous joignez la facture qui est dans 03, pas celle que la recherche du disque propose en premier.
Une fois par mois, ouvrez un dossier au hasard et demandez à l’autre de désigner la version acceptée sans votre aide. S’il hésite, le classement a déjà dérivé. Vous corrigez ce dossier, pas toute l’année en une soirée. Le geste est le même que pour une sauvegarde : on vérifie en restaurant le sens, pas en admirant l’arborescence.
Dans la même rubrique

Classer
Nommer les fichiers pour qu'on les ouvre encore dans un an
Un nom de fichier est une phrase pour la personne qui n'était pas dans la pièce. Mettez une date qui se trie, un sujet stable et un état clair, et laissez dehors les mots qui ne voudront plus rien dire l'année suivante.

Classer
Préparer une passation de dossier avant une absence
Une passation de dossier tient sur une page : où sont les fichiers, quelle décision est ouverte, qui paie, et ce qu’il ne faut pas toucher. Elle se teste en ouvrant les liens.

Classer
Une sauvegarde qu'un studio de deux personnes peut vraiment restaurer
Deux personnes n'ont pas une sauvegarde parce qu'un logiciel a dit que la copie était finie. Elles en ont une quand l'autre ouvre un fichier récent, depuis un second lieu, sans appel.